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Icare, 1947
Henri Matisse (1869-1954) |
Ou
la réverbération triste du chant des baleines, jusqu’en la moelle de l’âme. J’écris
aussi cette musique-là, océanique, si tristement belle.
Et
la beauté noire du vertige, aussi, quand ton corps vacille sur le mien, dans
une pluie d’étoiles spasmodiques et ruisselantes.
Les
lèvres rouges du soleil, s’en approcher, cet embrasement-là, à deux doigts de
la mort.
J’écris
toujours comme si tu m’embrassais pour la dernière fois. J’écris toujours à
deux doigts de la mort.
Cette urgence-là, en fixer la couleur et la teneur, dans l’immédiateté. Peut-être aussi la douleur.
Vouloir embrasser le soleil, pour voir, pour voir même la beauté du noir. Comme Icare, ou Marilyn. Ce feu-là, dans le regard et sur les lèvres. Dans l’élévation à tout prix.
Brûler
de tout.
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