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Le violon d'Ingres, 1924
Man Ray (1890-1976) |
On voudrait poser sa tête sur cet oreiller moelleux, rebondi, pour l’entendre ronronner; on voudrait les entourer de nos bras, leur souffler des mots doux dans le cou, pouvoir s’endormir avec elles le temps d’une éternité, et voyager, voyager longtemps, vers « le vert paradis des amours enfantines[1] »; on voudrait percer le mystère de ce ventre d’amour : on rêve d’être un bébé kangourou.
Alors
on part avec elles pour un long voyage en ballon.
Enveloppantes,
caressantes, toujours à méditer, les mains posées à plat sur leur ventre consacré,
elles se bercent en chantant, ondulent, chavirent, le temps qu’il faut à un
sourire pour irradier, le temps qu’il faut à l’amour pour rayonner.
Alors
on écoute Suites pour violoncelle seul, de Bach, et l’on s’envole avec elles, en
pensant à notre mère.
Tu as tout compris, Denis, le bonheur d'être une femme, c'est ça.Et ça dure plus longtemps que le ballon même.
RépondreSupprimerjojo
C'est si beau, Denis! Tu as su mettre en mots mon état d'esprit durant cette formidable grossesse. Et l'aventure continue. Merci!
RépondreSupprimerMarie-Ève